Sous-évaluation importante des biens : pas d’application automatique de la pénalité fiscale de 40% (Cass Com ,8 juillet 2026 n°25-17.275)



Le contribuable qui sous évalue ses déclarations d’actif s’expose à un redressement assorti d’intérêts de retard et d’une pénalité de 10%. L’administration dispose aussi dans son arsenal d’un texte, l’article 1729 a du CGI, qui lui permet d’infliger une pénalité de 40% et elle en fait usage quand les écarts d’évaluation sont significatifs.

Par un arrêt rendu au début de cet été, la Cour de cassation encadre cette pratique. Elle casse un arrêt de la Cour d’appel de Paris qui avait validé l’application de la pénalité de 40% à une déclaration de succession. Les héritiers avaient été audacieux. Ils avaient sous-estimé leur appartement et un studio de plus de 35%, les chambres de service de plus de 41%. Pour valider la pénalité de 40%, les magistrats avaient relevé que ce marché était « bien connu », que la hausse des prix avait été « notoire « et qu’elle « ne pouvait avoir échappé à la contribuable »

Ces motifs sont « impropres à caractériser l’intention d’éluder l’impôt par la fourniture d’éléments inexacts servant à la détermination de son assiette »